mardi 26 juin 2007

Du bambou qui veut du bambou ???!



Un petit sujet sur ma recherche car je suis sûr que vous désespériez de ne pas avoir plus de détails sur ce fantastique sujet.

Comme j'en connais certains dont l'imagination s'enflamment à l'idée même que je manipule du bambou à longueur de journées voilà ce que je fais vraiment avec mon nouveau meilleur ami :

- je le coupe dans la bambouseraie de l'école (des rumeurs diraient que c'est dans cette même bambouseraie qu'a été tournée Kickboxing avec Jean-Claude Vandamme !!!) avec mon katana

- après je le débite en tranches... toujours avec mon katana japonais

- puis là j'ai deux possiblités : soit je le mets dans la machine magique qui me le mets directement sous forme de fibres de bambou en moins de 1 heure, soit c'est l'autre méthode qui dure plusieurs jours et donne des ampoules aux doigts. Comme je suis un peu sado-maso, j'utilise bien sûr surtout la seconde méthode !

- je mets alors mes tranches de bambou dans une immense marmitte (un peu comme celle d'Astérix, sisi !) avec plein d'eau, de soude et... je fais chauffer pendant 10 heures à 70°c. Traduction : je me fais chier sur un tabouret de laboratoire pendant 10h à côté d'un marmitte à vérifier toutes les 5 minutes que je ne dépasse pas 71°c.



- mais ce n'est pas fini, car mes tranches de bambous mijotées ensuite je les écrabouille avec une presse de 10MPa, une par une, en prenant bien soin de me faire asperger d'un mélange de sève et de soude à chaque fois.



- après, je récupère mes fibres de bambou à la main et je les fais sécher 24h à l'étuve.

- enfin, la meilleure partie, je les peigne pour enlever les déchets et récupérer des fibres bien droites. Là vous rigolez en vous disant que c'est un travail de femmelette ! Et bien non, ça explose les doigts (entre coupûre et ampoules) et en plus c'est long. Et puis ce que je mets de côté... je le mixe ! Et bien une petite expérience pour chez vous : prenez de la paille, de l'eau, et mettez le tout dans votre mixer de maison. Mixer... qu'est-ce que vous observez ? Et bien j'observe pareil ;)



Mais on oublie tout ça car j'ai enfin mes fibres de bambou ! Youhou !

Bien sûr la formidable aventure ne s'arrête pas là mais c'est suffisant pour aujourd'hui, les quelques photos ayant récompensé les plus patients.

lundi 25 juin 2007

Me (nous?!) revoilà !!

Je ne pensais pas avoir autant de succès... à peine une petite semaine d'absence et déjà s'élèvent des voix de protestation !
Et bien me revoilà et qui plus est accompagné. Non, ce n'est pas mes doubles (vu qu'ils sont tout le temps avec moi je ne prends même plus la peine de le faire remarquer) mais Magali ! :)
Car nous revenons d'un petit voyage à travers le Japon, ma foi, fort sympathique. Au programme et dans le désordre : Takayama, Tokyo, Hiroshima, Hakone, Nikko et Sendai. Je vous prépare un petit panaché de tout cela dès que j'aurai fini de peigner mes bambous, promis ! (et puis aussi de plein d'autres choses... suspens !)

En cadeau, le blog de Elia, une française qui est comme moi à Doshisha, ET ! qui a mis les vidéos de pom pom girls sur son blog. Et ça c'est collector...

http://yotdragoon.blogspot.com/

Et puis une photo pour ceux qui comme d'habitude ne lisent rien du tout !

vendredi 8 juin 2007

Une université chrétienne

Après un peu de culture, revenons un peu à ma vie de tous les jours et plus particulièrement l'université où j'étudie (c'est quand même plus intelligent que de vous présenter l'université de Budapest...): l'université Doshisha.


Comme le titre l'annonçait, c'est une université chrétienne, protestante même, qui a été créée par un Japonais Joseph Hardy Neesima. Toutes les universités du Japon ont été créées pendant la même période, celle qui a suivi l'ouverture du Japon après la rencontre avec le commandant Perry à la fin du 19ème siècle. A cette ouverture a suivi une vague de Japonais (même si le Joseph est sorti du Japon en cachette avant cette ouverture) qui sont allés dans les quatre coins du mondes pour voir comment ça se passait et une fois revenus au Japon ont adaptés leurs découvertes à la société japonaises pour fonder entre autres des universités. Conclusion Doshisha date de la fin du 19ème et ressemble très très fortement à l'image que l'on a des campus américains et anglais.


En plus, étant une université privée, de nombreux services sont à disposition : supérette, librairie, restaurants, agence de voyages, magasins d'électronique. L'étudiant est clairement un consommateur ce qui pose problème actuellement car :
- avec le nom renouvellement de la population au Japon, il y a de moins en moins de jeunes au Japon mais les universités pour survivre doivent quand même se remplir. Donc le niveau des examens d'entrée est en baisse. Sans parler que les universités privées ont généralement des lycées, collèges, et écoles primaires et une fois rentrée dans le circuit il n'y a plus de concours d'entrée... Donc deux moyens d'intégrer une université prestigieuse : payer très cher et entrer pendant l'école primaire ou le collège; ou travailler et étudier sérieusement et entrer avec le concours.
- l'étudiant étant consommateur, il s'imagine qu'une fois avoir payé il a déjà son diplôme en poche. Donc, il fout rien... En l'occurence je ne ressens pas énormément cet effet vu que dans mon labo les gens travaillent tellement qu'ils feraient presque peur à un prépa. Et dire que je pensais que le bambou était un milieu cool ;)
Pour revenir à l'université, il y a deux campus :
- un a Kyotanabe (un campus très récent) où sont regroupés tous les undergraduate et la faculté d'ungénierie (mon campus)
- un au centre de Kyoto (à côté du jardin impérial), l'emplacmeent d'origine de l'université, où se trouvent les graduate students des autres sections
N'étant jamais allé au campus d'Imadegawa, je ne pourrai vous parler que de celui de Kyotanabe que je trouve vraiment très très grand. Les installations sportives sont surdimensionnées (comme pour les campus américains, les grands sportifs japonais font un passage en université avant de devenir professionnels... et c'est là que vous allez bien rigoler car Doshisha est réputé pour son équipe de... rugby !).

Quand il ne pleut pas, on a souvent le droit le midi à des concerts ou des démonstrations des pom-pom girls de Doshisha. Si je n'ai pas de photos des pom-pom girls (je n'avais malheureusement pas encore mon appareil photo), pour les concerts j'ai.






Et puis comme ça commence à faire beaucoup trop de texte, et de réflexion, pour un samedi matin, je m'arrête là !

Encore plus de photos ?! Voilà :
http://picasaweb.google.fr/antoine.colombet/UniversitDeDoshisha

jeudi 7 juin 2007

Un peu de culture : le temple de Tôji

Et oui, il en faut sinon je vais me faire gronder par mes parents qui lisent aussi ce blog... (pour avoir un récit de ce qui se passe vraiment ici, demandez-moi directement par mail ;) )
C'est donc en ce beau dimanche du 3 juin, que je me suis rendu au temple le proche de chez moi; le temple Tôji.
Premier petit point de culture, il y a deux religions majoritaires au Japon: le Boudhisme et le Shintoïsme. Le temple Tôji est un temple bouddhique (ça se dit ça ?), comme cela se lit dans les caractères de son nom (Tô : qui veut dire Est; car quand il a été construit un autre temple identique a été construit à l'Ouest avec un nom comportant le Kanji de l'Ouest (le temple Saiji); et ji qui est une lecture du kanji signifiant temple bouddhique (il serait pourtant si facile de consulter un dictionnaire... ) ).
Second petit point, il a été construit au 8ème siècle après Jésus Christ et reconstruit au 17ème après sa destruction. Son architecte était Kukai, une figure historique du Japon, qui fonda une branche particulière du boudhisme en France. Pour résumer, ce temple était le quartier général d'une secte qui était à l'époque très populaire.
Stop le blabla et voici quelques photos :


La pagode du temple de Tôji (dernier point culture c'est promis : les pagodes sont des grosses tours (la photo parle pas mal d'elle-même je crois...) qui servaient à marquer l'emplacement des temples. Ainsi les paysans du coin savaient toujours où se trouvait le temple le plus proche) qui la plus haute construction en bois du Japon.



La grange de mes grand-parents... euh non ! (et une blague naze, une) Un bâtiment du temple où sont conservés des statues importées de la Chine et de la Corée vers le Japon (mais comme c'était interdit de prendre des photos à l'intérieur...)



Et un bouddha avec un bonnet de bain ! Remarquez le joli bavoir en prime.

Et c'est fini pour ce numéro de Géo magazine, en espérant ne pas vous avoir trop ennuyé/endormi/emm..../Obi-Wan Kennobi (choisissez le bon terme)

Plus de photos :
http://picasaweb.google.fr/antoine.colombet/TempleTJi

samedi 2 juin 2007

Mon laboratoire








Et pour ceux qui en veulent plus :
http://picasaweb.google.fr/antoine.colombet/Laboratoire

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Le Coréen

Est-ce un nouvel ennemi de Van Loc ? Une spécialité culinaire du Japon ? Une nouvelle marque de décapant pour salle de bain (j'ai failli être plus caustique...) ? Et non, c'est mon partenaire de recherche !!!

Car j'ai oublié de vous le dire : la seconde année de Master au Japon est constitué essentiellement d'un travail de recherche vu que pendant la première année on a validé la plupart des cours. Donc voilà, je passe la majorité de mon temps à l'université à faire de la recherche. Mon sujet : l'influence de quelques caractéristiques des fibres de bambou sur les propriétés mécaniques d'un composite plastique-bambou. Mais bon, je reviendrai sur ce sujet car j'ai aussi de belles anecdotes dessus ;)

Donc le Coréen, ou Kim "Lee Hyo Ching Tchang Bruce Lee" de son nom est mon partenaire de recherche. Une petite biographie s'impose pour dépeindre l'illustre personnage :
26 ans (ou 27 ans, l'âge n'est pas encore complètement validé), Coréen du Sud, originaire de quelque part entre Séoul et Taipei (les deux seules villes que je connaissais en Corée du Sud quand il a essayé de m'expliquer où il habitait), marié, et récent père d'un petit garçon très mignon (dont il trimbale la photo sur son porte-clé... très très kitsch) même si Clémence et Maxime sont bien sûr infiniment plus jolis ;). Il est doctorant et mène une thèse rémunéré par l'université. Il aime :
- roter (et il en fait des jolis)
- lâcher des gros glaires (pareil... ils sont pas mal aussi)
- pé... ok j'en rajoute là... il me l'a pas encore fait ça
- lire Dragon Ball en Coréen pendant que son associé de recherche mixe un sac de 30L de fibres de bambou au mixeur de cuisine
Bon, un peu d'aigreur assombri peut-être un peu ma description... mais si peu !
Pour faire un tout petit peu dans l'objectif, je joue le rôle de laborantin et donc me tape tout le sâle boulot. C'est à moitié compréhensible dans la mesure où venant de débarquer je ne sais pas me servir du matériel et qu'on partage le même projet de recherche (qu'il a déjà préparé l'année dernière). Mais c'est quand même très dur à avaler de se retrouver à un équivalent de stage ouvrier quand on aurait pu être en stage ingénieur. Encore plus difficile quand ça ne correspond pas à ce à quoi on aspire (cf message précédent) et que l'on paye (cher) pour "ça". La différence culturelle ne rend pas les choses faciles car peut-être que c'est une situation normale ici (alors que si on m'avait fait ça en france...). Un cas typique d'incompréhension culturelle (je l'espère en tout cas car sinon... ça va barder !!)
Enfin voilà, vous l'avez compris je pense que je n'apprécie pas énormément le personnage jusqu'à présent. J'ai quand même un peu exagéré (mon côté marseillais sûrement...) mais si peu (qu'est-ce que je l'aime ce "si peu" !).

Conclusion, si vous croisez un Coréen dans la rue... et bien vous êtes peut-être en Corée ! (et voilà la première blague pas drôle de ce blog ! Merci Papa pour ce fantastique héritage ;) )
Conclusion 2 : c'est dans ces moments-là que je suis content que personne ne parle Français dans mon labo...
Conslusion 3 : ok, c'est bon, vous avez gagné votre pause photos !

De la gare de Kodo jusqu'à mon université




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Mais qu'est-ce que je fais là au fait ?!

Vaste sujet auquel je ne savais même plus répondre pendant une certaine période tout se mélangeant.
Vous aurez donc le droit à la réponse officielle et bien sûr... la réponse officieuse.

Réponse officielle :

Je suis au Japon pour un an dans le cadre d'un programme d'échange entre l'Ecole Centrale Paris et l'Université de Doshisha (Kyoto). Au terme de cette année, si j'ai respecté toutes les conditions, je décrocherai le diplôme de l'Université de Doshisha et celui de l'Ecole Centrale Paris. Si j'entre dans les détails, je fais actuellement la deuxième année d'un cursus Master (Daigakuinsei au Japon) qui me donnera donc le diplôme de Master en Ingénierie Mécanique de l'Université de Doshisha. Et là vous faites "oh !" (sisi !) Car vous savez tous qu'en France j'étudiais le génie civil et même si on peut voir un lien j'aurai quand même pu trouver plus proche niveau Master... d'où la réponse officieuse ! Et là vous faites "ah ok!!"

Réponse officieuse :

Je suis au Japon pour pouvoir apprendre le Japonais, langue qui me tient énormément à coeur, et baigner dans cette civilisation qui m'attire. Là ça correspond plus avec le Antoine que vous connaissez n'est-ce pas.

Vous connaissant, je suis sûr que vous commencez à piquer du nez petits canailloux ! (si quelqu'un connaît le pluriel de petit canaillou il y a une tasse d'ocha en jeu !). Allez, je vous laisse la pause... mais on reprend tout de suite après !