C'est le jour du 11 avril que je quitte le Japon pour voguer vers la Chine. Ce fut une année chargée, pleine de rebondissements, d'évènements... aussi bien pour mon bonheur que l'inverse.
On passe maintenant à la suite à savoir les trois prochains mois en Asie ! Ca continue ici:
http://asianoryokou.blogspot.com/
A très bientôt
jeudi 10 avril 2008
dimanche 6 avril 2008
Last but not least
Entre mes repérages de mon voisinage, une visite à Kobe et Tokyo et toutes les surprises que réservent la vie au quotidien au Japon; voilà un recueil de photos pour vous donner une idée de mes derniers jours ici. En espérant que cela vous détendra au moins !
Le nabé: le cousin Japonais du pot-au-feu
Un barrière à mobylettes, tous cycles plus large que le vélo ne passant pas
La mode: loose socks (et jupe remontée pour arriver bien au-dessus des genoux)
Les fruits bijoux: zéro défaut, prix exhorbitant
Mode d'emploi des toilettes... si il y a lieu de se tromper
Les bracelets anti-jus d'ananas
Un petit golf en bord de rivière ça vous tente ?
Ile (Umeda Sky Building)
Envers-endroit (Umeda Sky Building)
Asile (Umeda Sky Building)
Umeda Sky Building
Kobe: front de mer
Délicieux !
Yasukuni Jinja: objet de la discorde entre Japonais et Chinois
Un homme et une mer blanche
Le forum de Tokyo
La gare de Tokyo
Vous allez me manquer... mais non, je rigole !
Il fait bon vivre à Osaka
Denden Town
Bzzzzz
Le paradis des Otakus
Le démon de l'achat m'aurait-il rattrapé ? (parce qu'il m'avait quitté ?!)
J-5
J-5
samedi 5 avril 2008
Les cerisiers en fleur
C'est en ce début d'avril que j'ai enfin pu me rattraper et voir la fleuraison des cerisiers au Japon. Et même si je n'ai pas fait tout ce que je voulais au cours de cette année, je peux à présent partir de ce pays. Je m'embarquerai à bord du ferry à destination de Shanghai vendredi prochain, laissant derrière moi une année de ma vie bien remplie. Les trois mois de voyage à venir s'annonce tout aussi passionnant avec un défi immense: mettre un terme à ma vie étudiante et trouver ma voie pour les années à venir.
Mais c'est un autre sujet, et le but de ce texte est avant tout de servir d'introduction aux quelques photos de cerisiers à venir. J'avais déjà eu l'occasion de vous en parler à l'occasion de l'automne au Japon, mais une grande importance est accordée ici à certaines manifestations de la nature qui rythment l'année des Japonais. Le rougoiement des feuilles en automne, les premières neiges en hiver et les diverses fleuraisons au cours de l'année, celle étant la plus prisée actuellement étant celle des cerisiers (même si auparavant, la fleuraison des pruniers était la favorite). Cette fleuraison des cerisiers coincident aussi avec la fin de l'année au Japon: l'année scolaire se termine le 31 mars et recommence le 1er avril et il en est de même pour les entreprises qui voient débarquer au premier avril des vagues de nouvelles recrues dans leurs effectifs. Mais c'est aussi l'occasion pour une multitude de Japonais de pique-niquer sous les cerisiers et profiter de la magnifique vue offerte par les cerisiers: cela s'appelle faire hanami (hana: fleur en Japonais, mi: radical du verbe miru qui veut dire voir). C'est ce que j'ai fait par deux fois: une fois près de Yokohama avec Raphaël et une autre fois à Nara avec des amis du Kansai dans le cadre de mon hanami sayonara. Je suis aussi tout simplement aller observer ces fleurs uniquement pour le plaisir des yeux (pour revenir au sens premier du hanami) à Tokyo et à Arashiyama. Mais voici quelques photos.
Mais c'est un autre sujet, et le but de ce texte est avant tout de servir d'introduction aux quelques photos de cerisiers à venir. J'avais déjà eu l'occasion de vous en parler à l'occasion de l'automne au Japon, mais une grande importance est accordée ici à certaines manifestations de la nature qui rythment l'année des Japonais. Le rougoiement des feuilles en automne, les premières neiges en hiver et les diverses fleuraisons au cours de l'année, celle étant la plus prisée actuellement étant celle des cerisiers (même si auparavant, la fleuraison des pruniers était la favorite). Cette fleuraison des cerisiers coincident aussi avec la fin de l'année au Japon: l'année scolaire se termine le 31 mars et recommence le 1er avril et il en est de même pour les entreprises qui voient débarquer au premier avril des vagues de nouvelles recrues dans leurs effectifs. Mais c'est aussi l'occasion pour une multitude de Japonais de pique-niquer sous les cerisiers et profiter de la magnifique vue offerte par les cerisiers: cela s'appelle faire hanami (hana: fleur en Japonais, mi: radical du verbe miru qui veut dire voir). C'est ce que j'ai fait par deux fois: une fois près de Yokohama avec Raphaël et une autre fois à Nara avec des amis du Kansai dans le cadre de mon hanami sayonara. Je suis aussi tout simplement aller observer ces fleurs uniquement pour le plaisir des yeux (pour revenir au sens premier du hanami) à Tokyo et à Arashiyama. Mais voici quelques photos.
dimanche 23 mars 2008
Un goût de fin
Avec la remise des diplômes ce samedi dernier, cette année au Japon touche à sa fin. Une dizaine de jours me séparent à présent du voyage tant attendu en Asie, et une poignée de mois de mon entrée dans la vie active. Heureusement, je ne réalise pas encore la portée de ces mots et je profite candidement d'Osaka. Tout va pourtant s'enchaîner très vite: un anniversaire, un sayonara hanami voire une visite à Tokyo et déjà le 11 avril sera là avec le ferry qui m'emmènera à Shanghai. Mais opérons un petit retour dans le passé car bien des choses ont changé depuis mon dernier message.
Une soubetsukai (une fête d'adieu pour les Masters partant du labo). Début: 20h00. 20h30: la moitié des Japonais sont totalement saoûls. 21h00: on approche les trois quarts avec quelques signes de mal au coeur. 21h30: chaque Master y va de son discours où il descend les deux profs qui en rigole d'autant plus qu'ils sont plus saoûls que les élèves. 22h00: fin de la soirée... bling bling 4500 yens par personne (sauf les étudiants étrangers :) ) et que ça saute ! Mais ce premier nabé fut délicieux :)

Les préparatifs du déménagement avec son lot de résiliations (un grand coup de chapeau à la banque qui a réglé ça en dix minutes top chrono) d'abonnements divers, d'objets à vendre/donner, de plantes à replanter et de bagages à boucler.
Puis, j'ai déménagé. Adieu Mukaijima et ses barres de HLM... bonjour Osaka et ses gratte-ciel. Un magnifique appartement en bord de la Yodogawa avec une vue sur la skyline d'Osaka. Mais le mieux, c'est le vent qui souffle continuellement le long de la rivière lors de mes pérégrinations le long de la digue. Ni trop chaud, ni trop froid, juste ce qu'il faut pour piquer au vif.
Mais ce déménagement a aussi rimé avec le retour en France de Félix... encore un ami en moins. A croire qu'il est vraiment temps pour moi aussi de partir.

Autre grand changement, je suis devenu colocataire. Un immense plaisir après un an de vie en solitaire. Maintenant quand je parle, il y a quelqu'un pour me répondre ! Ca c'est le progrès. Merci Jocelyn !

Ces derniers jours furent aussi ceux de la recherche avec un congrès. Mon premier (et mon dernier) symposium international sur les composites. Beaucoup de stress mais au final tout s'est bien passé (en aurait-il pu être autrement en présentant mon travail en anglais ?!).
Et puis, la remise des diplômes le 22 mars qui marque la fin définitive de tout sentiment de devoir vis-à vis de mon professeur ou de Doshisha. De plus, n'étant plus qu'à un envoi de courrier du diplôme de Centrale; je fleurte dangereusement avec la fin de mes études.

Je vous laisse car il faut que je profite.
Une soubetsukai (une fête d'adieu pour les Masters partant du labo). Début: 20h00. 20h30: la moitié des Japonais sont totalement saoûls. 21h00: on approche les trois quarts avec quelques signes de mal au coeur. 21h30: chaque Master y va de son discours où il descend les deux profs qui en rigole d'autant plus qu'ils sont plus saoûls que les élèves. 22h00: fin de la soirée... bling bling 4500 yens par personne (sauf les étudiants étrangers :) ) et que ça saute ! Mais ce premier nabé fut délicieux :)
Les préparatifs du déménagement avec son lot de résiliations (un grand coup de chapeau à la banque qui a réglé ça en dix minutes top chrono) d'abonnements divers, d'objets à vendre/donner, de plantes à replanter et de bagages à boucler.
Puis, j'ai déménagé. Adieu Mukaijima et ses barres de HLM... bonjour Osaka et ses gratte-ciel. Un magnifique appartement en bord de la Yodogawa avec une vue sur la skyline d'Osaka. Mais le mieux, c'est le vent qui souffle continuellement le long de la rivière lors de mes pérégrinations le long de la digue. Ni trop chaud, ni trop froid, juste ce qu'il faut pour piquer au vif.
Mais ce déménagement a aussi rimé avec le retour en France de Félix... encore un ami en moins. A croire qu'il est vraiment temps pour moi aussi de partir.
Autre grand changement, je suis devenu colocataire. Un immense plaisir après un an de vie en solitaire. Maintenant quand je parle, il y a quelqu'un pour me répondre ! Ca c'est le progrès. Merci Jocelyn !
No comment
Ces derniers jours furent aussi ceux de la recherche avec un congrès. Mon premier (et mon dernier) symposium international sur les composites. Beaucoup de stress mais au final tout s'est bien passé (en aurait-il pu être autrement en présentant mon travail en anglais ?!).
Et puis, la remise des diplômes le 22 mars qui marque la fin définitive de tout sentiment de devoir vis-à vis de mon professeur ou de Doshisha. De plus, n'étant plus qu'à un envoi de courrier du diplôme de Centrale; je fleurte dangereusement avec la fin de mes études.
Je vous laisse car il faut que je profite.
lundi 10 mars 2008
Les émissions culinaires au Japon
Sur la TV ja japonaise, le nombre d'émissions différentes est assez limité... soit c'est un divertissement à la Lagaffe, soit des infos, soit du baseball, soit un sitcom... soit une émission culinaire japonaise !
Comme vous l'avez compris, le sujet qui nous intéresse aujourd'hui c'est les émissions culinaires japonaises car c'est vraiment tout un spectacle !
Le principe est assez simple: un cuisinier apporte une de ses spécialités (au Japon la cuisine marche énormément par spécialités locales. Chaque bourg à la ou les siennes.) et les invités présents la bouffe (car vu comment ils s'empiffrent je ne sais pas si on peut parler de dégustation !). Tout est très ritualisé encore une fois et rempli de codes.
Le plus marquant est l'instant de la "dégustation" en soi:
L'invité porte l'aliment à sa bouche.
Gros plan sur le visage de l'invité.
Le visage se contracte, les yeux se ferment.
La bouche s'ouvrent en gros (et des morceaux de l'aliment giclent de partout... faut pas parler la bouche pleine ils connaissent pas !)
Et un retentissant "Umai", "Oishii", "Mecha Umai" (c'est délicieux) ou autres surgit.
C'est ça l'émission culinaire à la Japonaise. La préparation, la Maïté qui égorge le cochon... rien à foutre ! Seul compte le moment de la dégustation. Du coup c'est très pernicieux car ne connaissant pas la recette, le spectateur se met à baver comme un lavabo bouché sans pouvoir y remédier (à part parcourir les 1000 kms qui le sépare du-dit bourg haut-lieu de la-dite spécialité !).
En cadeau, quelques petites vidéos:
On les forme dès leur plus jeune âge
Jocelyn s'essayant à l'exercice
Kaori faisant preuve de beaucoup plus de maîtrise (elle étaye même un peu son affirmation !)
Comme vous l'avez compris, le sujet qui nous intéresse aujourd'hui c'est les émissions culinaires japonaises car c'est vraiment tout un spectacle !
Le principe est assez simple: un cuisinier apporte une de ses spécialités (au Japon la cuisine marche énormément par spécialités locales. Chaque bourg à la ou les siennes.) et les invités présents la bouffe (car vu comment ils s'empiffrent je ne sais pas si on peut parler de dégustation !). Tout est très ritualisé encore une fois et rempli de codes.
Le plus marquant est l'instant de la "dégustation" en soi:
L'invité porte l'aliment à sa bouche.
Gros plan sur le visage de l'invité.
Le visage se contracte, les yeux se ferment.
La bouche s'ouvrent en gros (et des morceaux de l'aliment giclent de partout... faut pas parler la bouche pleine ils connaissent pas !)
Et un retentissant "Umai", "Oishii", "Mecha Umai" (c'est délicieux) ou autres surgit.
C'est ça l'émission culinaire à la Japonaise. La préparation, la Maïté qui égorge le cochon... rien à foutre ! Seul compte le moment de la dégustation. Du coup c'est très pernicieux car ne connaissant pas la recette, le spectateur se met à baver comme un lavabo bouché sans pouvoir y remédier (à part parcourir les 1000 kms qui le sépare du-dit bourg haut-lieu de la-dite spécialité !).
En cadeau, quelques petites vidéos:
On les forme dès leur plus jeune âge
Jocelyn s'essayant à l'exercice
Kaori faisant preuve de beaucoup plus de maîtrise (elle étaye même un peu son affirmation !)
Le Japon
Avec le temps libre à ma disposition en cette fin d'année scolaire, je troque mon statut d'étudiant noyé dans le train de la société pour celui du touriste. J'ai ainsi un nouveau regard sur les choses qui m'entourent et je me surprends à m'émerveiller de nouveau devant des paysages, des objets de la vie quotidienne...
La petite éponge humide en sortie des caisses pour pouvoir ouvrir facilement ses sacs plastiques, les couples se rendant au "purikura" (des photomatons sophistiqués) pour immortaliser un rendez-vous, les patisseries-salon de thé remplies de Japonaises dégustant la dernière nouveauté...des instants de vie si Japonais.

Adossé à un Lawson (une marque de combini, ces supérettes ouvertes 24h/24 et pratiquant des tarifs tout à fait décents (contrairement à certaines épiceries françaises...)), un jardin de tulipes

L'enseigne d'une de ces patisseries-salon de thé

Coincée entre deux immeubles, la dite patisserie

Et pour continuer dans les sujets gourmands, une bonne découverte: les patisseries sticks. Délicieuses, pratiques mais malheureusement trop petites !

En avril ne te découvre pas d'un fil... alors en mars !

La mort, la vie
Non. Juste un immense cimetierre donnant sur Kyoto.

Three little birds sur un portable. Le kawaii à quel prix ?!

Mukaijima encore et toujours.
Avant un déménagement le 15 mars.
La petite éponge humide en sortie des caisses pour pouvoir ouvrir facilement ses sacs plastiques, les couples se rendant au "purikura" (des photomatons sophistiqués) pour immortaliser un rendez-vous, les patisseries-salon de thé remplies de Japonaises dégustant la dernière nouveauté...des instants de vie si Japonais.
Adossé à un Lawson (une marque de combini, ces supérettes ouvertes 24h/24 et pratiquant des tarifs tout à fait décents (contrairement à certaines épiceries françaises...)), un jardin de tulipes
L'enseigne d'une de ces patisseries-salon de thé
Coincée entre deux immeubles, la dite patisserie
Et pour continuer dans les sujets gourmands, une bonne découverte: les patisseries sticks. Délicieuses, pratiques mais malheureusement trop petites !
En avril ne te découvre pas d'un fil... alors en mars !
La mort, la vie
Non. Juste un immense cimetierre donnant sur Kyoto.
Three little birds sur un portable. Le kawaii à quel prix ?!
Mukaijima encore et toujours.
Avant un déménagement le 15 mars.
Je l'ai...
lundi 3 mars 2008
Voyage voyage
Une petite note pour vous signifier que j'ai enfin créé le blog qui hébergera mes aventures en Asie. L'adresse est comme à mon habitude incompréhensible pour les non-japonisants donc je vous conseille de l'enregistrer le plus vite possible:
Point bouffe
Il y a beau y avoir eu la trêve d'hiver avec son lot de raclette, gibier, petit basque, bûche et autres chocolats; la nourriture française me manque ! Du coup, je fais avec ce que j'ai tout en essayant de rester dans des budgets raisonnables pour sustenter mon appétit. Voilà les résultats de ces derniers jours:

Une de moins
Le début de la fin a véritablement commencé cette fois avec le retour d'Elia en France.
Maintenant, je mange mes katsudon de la cantine seul, mon taux de mails reçus a été divisé par deux, je fais les trajets vers Osaka en solo et le pire... il n'y a plus personne pour m'écouter me plaindre !
Merci pour ces quelques débats enflammés, le poulet à la banane, cette bonne humeur débordante, les longues discussions toujours intéressantes, les voyages organisés, les gâteaux à l'auto-cuiseur, les personnes formidables que tu m'as présentées... pour tout !

Je te souhaite un très bon retour en France au milieu de tous les gens qui te sont chers, avec ton chéri, et avec foison de charcuteries et de fromages (vous savez à présent de quoi rêve un expatrié au Japon...) !
Maintenant, je mange mes katsudon de la cantine seul, mon taux de mails reçus a été divisé par deux, je fais les trajets vers Osaka en solo et le pire... il n'y a plus personne pour m'écouter me plaindre !
Merci pour ces quelques débats enflammés, le poulet à la banane, cette bonne humeur débordante, les longues discussions toujours intéressantes, les voyages organisés, les gâteaux à l'auto-cuiseur, les personnes formidables que tu m'as présentées... pour tout !
Je te souhaite un très bon retour en France au milieu de tous les gens qui te sont chers, avec ton chéri, et avec foison de charcuteries et de fromages (vous savez à présent de quoi rêve un expatrié au Japon...) !
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